Passer du statut de locataire à celui de propriétaire bute souvent sur le même obstacle : le budget. C'est précisément ce que vise le prêt à taux zéro, qui permet d'emprunter une partie du projet sans payer d'intérêts, et donc d'augmenter sa capacité d'emprunt sans alourdir ses mensualités.
Encore faut-il en connaître les règles, qui ont sensiblement évolué. Voici les conditions du PTZ 2026 pour un primo-accédant, dans le neuf comme dans l'ancien. Chez Brauman & K, nous accompagnons chaque jour des acheteurs dans le neuf : ce guide reprend les points que nos conseillers vérifient systématiquement.

• Le prêt à taux zéro (PTZ) est un prêt sans intérêts réservé aux primo-accédants qui achètent leur résidence principale. Il est prolongé jusqu'au 31 décembre 2027.
• Dans le neuf, il est accessible dans toutes les zones depuis avril 2025, appartements et maisons individuelles comprises, sans condition de travaux.
• Dans l'ancien, il reste réservé aux zones B2 et C et impose un programme de travaux d'au moins 25 % du coût total de l'opération.
• L'éligibilité repose sur le zonage ABC et sur les plafonds de ressources, appréciés à partir du revenu fiscal de référence N-2 (revenus 2024 pour un achat en 2026).
• La quotité finançable va jusqu'à 50 % en logement collectif neuf et 30 % en maison individuelle, selon la tranche de revenus, avec un différé de remboursement de 5, 10 ou 15 ans.

Le PTZ est un prêt immobilier complémentaire, distribué par les banques ayant signé une convention avec l'État. Vous ne remboursez que le capital emprunté : l'État prend en charge les intérêts.
Trois caractéristiques à retenir :
• Il ne finance jamais la totalité du projet. Il vient en complément d'un crédit immobilier classique, et parfois d'un apport personnel.
• Il est réservé à la résidence principale, que vous devez occuper dans l'année suivant l'achat ou la fin des travaux (des dérogations existent pour un achat préparant la retraite). Il ne peut donc pas financer un investissement locatif.
• Il s'adresse aux primo-accédants, c'est-à-dire aux personnes n'ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années. Des exceptions existent, notamment en situation de handicap ou après une catastrophe rendant le logement inhabitable.
Bon à savoir : le PTZ n'est pas un apport personnel au sens strict, mais les banques le considèrent comme un élément solide du plan de financement, ce qui facilite le montage du dossier.
La France est découpée en zones selon la tension du marché immobilier : A bis, A, B1, B2 et C. Ce zonage détermine à la fois les plafonds de ressources, les plafonds d'opération et, dans l'ancien, l'accès même au dispositif.
Vous pouvez vérifier la zone d'une commune sur le simulateur officiel du service public.
Le revenu pris en compte est le revenu fiscal de référence (RFR) de l'année N-2, soit les revenus 2024 pour un achat signé en 2026. Une règle importante s'ajoute : l'administration retient le montant le plus élevé entre ce RFR et le coût total de l'opération divisé par 9.
Ordres de grandeur des plafonds 2026, selon la zone et le nombre d'occupants :
Chiffres indicatifs. Les zones B1 et B2 se situent entre ces deux bornes. Vérifiez votre situation exacte avec le simulateur officiel ou votre banque.
Ces plafonds ont été revalorisés lors de la réforme d'avril 2025, ce qui a élargi le nombre de ménages éligibles.
Depuis la réforme entrée en vigueur le 1er avril 2025, le PTZ dans le neuf est ouvert dans toutes les zones, et les maisons individuelles y ont été réintégrées après en avoir été exclues.
Concrètement, pour un logement acheté en VEFA :
• aucun programme de travaux n'est exigé pour déclencher le prêt ;
• le logement respecte la RE2020, ce qui se traduit par des consommations d'énergie et des charges plus faibles ;
• les frais de notaire réduits (2 à 3 %) libèrent de la trésorerie pour l'apport ;
• vous bénéficiez des garanties de parfait achèvement, biennale et décennale ;
• vous pouvez demander des travaux modificatifs acquéreur avant la livraison (déplacer une cloison, modifier l'implantation de la cuisine), dans les limites fixées par le promoteur ;
• le PTZ est également compatible avec le bail réel solidaire (BRS), qui dissocie le foncier du bâti pour abaisser le prix d'achat.
Le principal point d'attention : un achat en VEFA implique d'attendre la livraison, souvent 18 à 24 mois, pendant lesquels un locataire continue de payer son loyer.
Dans l'ancien, le PTZ est réservé aux zones B2 et C, c'est-à-dire aux communes où le marché est moins tendu. Il impose un programme de travaux représentant au moins 25 % du coût total de l'opération, prix d'achat et travaux confondus.
Ces travaux doivent améliorer le logement, le plus souvent sa performance énergétique. Les factures sont à justifier, et les travaux doivent être achevés dans un délai fixé par la banque, en général trois ans.
Cette voie peut être intéressante : prix au m² souvent plus bas, emplacements établis, et possibilité de cumuler avec d'autres aides à la rénovation. Elle demande en revanche de savoir chiffrer un chantier, de gérer des artisans et d'anticiper les imprévus, avec une trésorerie plus importante.
Le bon réflexe : faire établir des devis avant de signer, pour vérifier que le seuil des 25 % est atteint sans faire dériver le budget.

La quotité est la part du coût total de l'opération financée par le PTZ. Elle dépend de votre tranche de revenus (quatre tranches) et du type de logement :
Le coût de l'opération retenu est lui-même plafonné selon la zone et le nombre d'occupants : au-delà de ce plafond, la part excédentaire n'entre pas dans le calcul.
C'est l'un des atouts majeurs du dispositif. Selon votre tranche de revenus, vous ne commencez à rembourser le PTZ qu'après 5, 10 ou 15 ans. Pendant cette période, vous n'amortissez que votre prêt bancaire classique, ce qui maintient vos mensualités à un niveau proche de votre loyer.
Attention : le différé allège le début du prêt, mais les mensualités augmentent ensuite, lorsque le remboursement du PTZ démarre. À anticiper dans votre plan de financement, surtout si un autre crédit court encore à cette échéance.
Nous contacter >>Le PTZ se combine avec plusieurs dispositifs, ce qui peut renforcer sensiblement un plan de financement :
• Le prêt Action Logement, pour les salariés d'entreprises du secteur privé, à taux réduit ;
• Le prêt d'accession sociale (PAS), qui ouvre droit à l'APL accession ;
• Les aides des collectivités locales : prêts à taux zéro communaux, subventions, exonérations temporaires de taxe foncière selon les communes ;
• Le bail réel solidaire (BRS), pour abaisser le prix d'acquisition ;
• Dans l'ancien, les aides à la rénovation énergétique, selon les travaux engagés.
Les conditions varient d'un dispositif à l'autre : votre banque ou votre conseiller peut vérifier lesquels se cumulent dans votre cas.
1. Testez votre éligibilité avec le simulateur officiel ou celui d'un professionnel : zone, composition du foyer, revenus 2024.
2. Estimez votre capacité d'emprunt globale, PTZ inclus, et le budget d'achat correspondant.
3. Choisissez votre bien en fonction de ce budget et du plafond d'opération applicable à votre zone. Comparez plusieurs programmes et vérifiez la solidité du promoteur immobilier.
4. Montez votre dossier auprès d'une banque conventionnée : le PTZ n'est pas automatique, c'est la banque qui l'accorde après étude.
5. Signez le contrat de réservation (neuf) ou le compromis (ancien), puis l'acte authentique.
Chez Brauman & K, nous sommes commercialisateur de logements neufs : nous réunissons les programmes de plus de 150 promoteurs partenaires partout en France, au prix direct promoteur et sans frais d'agence pour l'acquéreur.
Concrètement, votre conseiller vérifie votre éligibilité au PTZ, chiffre le budget complet de l'opération (frais de notaire réduits compris) et vous aide à trouver facilement l'appartement neuf cohérent avec votre plan de financement, sans que vous ayez à faire le tour des bulles de vente. Notre simulateur en ligne permet un premier test d'éligibilité en quelques minutes, et vous pouvez nous contacter pour démarrer votre projet.
Nous incluons également notre garantie revente, RealSecure : si un accident de la vie (licenciement, divorce, mutation professionnelle, naissances multiples…) vous contraint à revendre votre logement à perte, elle couvre la moins-value jusqu'à 60 000 €, dans la limite de 20 % du prix d'achat total, pendant dix ans et selon les conditions du contrat. Une protection qui prend tout son sens pendant les premières années, quand les frais d'acquisition ne sont pas encore amortis : sécurisez votre achat immobilier en toute connaissance de cause.
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